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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 02:27

La réforme des retraites vient, sans surprise, d’être adoptée par le Parlement. Tout au long de ces deux mois de débat, l’opposition parlementaire, comme la grande majorité des Français, n’ont eu de cesse de dénoncer les caractères injuste, inéquitable, brutal et inefficace de ce projet de loi. Injuste cette réforme l’est en ce qu’elle ne prend pas en considération la situation de nombreuses catégories : les personnes qui ont commencé à travailler tôt, et donc à cotiser tôt, les séniors au chômage dès la cinquantaine venue, les salariés au parcours professionnel morcelé et précaire que sont souvent les femmes ou les Français établis hors de France. Inéquitable, cette réforme l’est par la répartition des efforts exigés : 85% pèseront sur les salariés alors que les revenus du capital ne contribueront qu’à hauteur de 15%. Brutale, cette réforme l’est par l’extrême rapidité de sa mise en œuvre (8 années), mais aussi par la précipitation qui a présidé à son élaboration : pas de débat national, pas de concertation syndicale. Et que dire du mépris dont a fait l’objet le parlement dans son ensemble et l’opposition en particulier : discussion du texte au cours d’une session extraordinaire à l’ordre du jour surchargé, interruption des débats par le président de l’Assemblée nationale, modification de l’ordre du jour pour une adoption rapide des deux articles emblématiques de la réforme (reports à 62 et 67 ans de l'âge légal de départ à la retraite et de l'âge de la retraite sans décote), annonce en pleine séance du dépôt de deux amendements gouvernementaux commandés par l’Elysée, vote bloqué des amendements sur les articles additionnels et, pour finir en beauté, censure dans le temps de parole traditionnellement imparti aux sénateurs sur les articles issus de la CMP ! Mais le plus absurde réside dans la totale inefficacité de la réforme. Nous répétons depuis des mois qu’elle ne donne aucune solution pérenne à l'équilibre financier du système de retraite. Son unique objectif étant, en réalité, de rassurer les marchés financiers. Le feu vert donné par le gouvernement à l’adoption, en toute fin de discussion, d’un amendement prévoyant l’organisation « à compter du premier trimestre 2013» d’un débat national sur une réforme « systémique » des régimes de retraite n’est rien d’autre qu’un aveu du simple colmatage opéré et du « défaut congénital » de la réforme, qui n’a pas été précédée d’un véritable débat. Les parlementaires socialistes déféreront le texte mardi prochain devant le Conseil constitutionnel. La mobilisation se poursuit comme l’a révélé la détermination des manifestants pour la 7ème fois dans la rue ce jeudi. 

   Vous trouverez ci-dessous un récapitulatif des amendements déposés concernant les Français établis hors de France. Deux amendements parmi les sept que nous avions déposés ont été adoptés. Le premier vise à préciser que les assurés, qu’ils résident en France ou hors de France, bénéficient, à leur demande d’un entretien permettant de leur préciser leurs droits acquis et les dispositifs leur permettant d’améliorer le montant futur de leur pension. L’autre stipule que les personnes concernées, qu’elles résident en France ou à l’étranger, doivent être informées des modalités de rachat de trimestres de cotisation pour leurs années d’étude. Ces deux amendements ont été votés. Cinq autres de nos amendements ont été rejetés. L’un proposait de maintenir à soixante-cinq ans l’âge de départ à la retraite à taux plein pour les personnes ayant été contraintes de renoncer à toute activité professionnelle durant les périodes de service à l’étranger de leur conjoint, faute de droit à l’emploi dans le cadre de la législation locale ou de possibilité d’embauche sur place. Un autre précisait que ce sont tous les assurés, qu’ils résident en France ou hors de France, qui doivent bénéficier d’une information générale sur le système de retraite par répartition. Et les trois derniers, qui visaient à insérer des articles additionnels ont été « rejetés en bloc » par la procédure du vote unique. Il s’agissait de deux dispositions prévoyant que le Comité d’Orientation des retraites remet au gouvernement et au Parlement un rapport sur les conséquences du relèvement de soixante à soixante-deux ans de l’âge de départ en retraite pour les Français établis hors de France et un rapport sur celles du relèvement de soixante-cinq à soixante-sept ans de l'âge de départ en retraite à taux plein pour les Français établis hors de France. Et enfin un amendement visait à assouplir la procédure de transmission des certificats de vie (harmonisation de la fréquence à laquelle les retraités français établis hors de France doivent fournir un justificatif d'existence ; possibilité de transmission par voie télématique ; non suspension automatique du versement de la pension au moindre retard). Par ailleurs deux autres dispositions concernant spécifiquement les Français de l’étranger ont été adoptées : l’information, à la demande de tout candidat à l’expatriation des conséquences de celle-ci sur ses droits à pension et sur les moyens de remédier à des situations éventuellement préjudiciables et la reconnaissance de la Caisse des Français de l’étranger comme interlocuteur unique en matière d’assurance volontaire vieillesse.

 

Claudine Lepage, Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung

Sénateurs représentant les Français établis hors de France

Palais du Luxembourg

75291 PARIS Cedex 06

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 03:17

Français du Monde-ADFE réagit au rapport Colot-Joissans sur la prise en charge (PEC).

 

Annoncé pour l’été, puis pour la rentrée, ensuite pour le mois d’octobre… le rapport de

la députée Geneviève Colot (UMP) et de la sénatrice Sophie Joissains (UMP) sur la prise en charge des frais de scolarité des Français de l’étranger (PEC) a finalement été remis au président de la République le 3 novembre.

Le communiqué est téléchargeable ici :

http://www.francais-du-monde.org/wp-content/uploads/2010/11/Communique-rapport-PEC-Francais-du-Monde.pdf

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 04:37

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Motion

 

Dans les consulats, la forte baisse du nombre d’agents s’accentue alors que la création de pôles régionaux consulaires, présentée comme une efficace modernisation du réseau, ne fait que masquer l’insuffisance de moyens.

La surcharge de travail est telle que certains postes font appel au bénévolat de nos concitoyens pour remplir des tâches administratives.

Le transfert de tâches des consulats vers les Pôles régionaux alourdit la gestion des dossiers et dégrade la qualité du service public.

Cette réforme génère un profond mécontentement.

L’Assemblée Générale de Français du Monde-  ADFE réunie à Paris le 28 août exige que le réseau consulaire reçoive une dotation budgétaire et l’affectation de personnels suffisantes pour rendre un service à la hauteur de ce que les deux millions de citoyens français résidant à l’étranger sont en droit d’attendre.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:24

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Un article intéressant de D.Poznansky au sujet de la dernière session de l'AFE.

L’Assemblée des Français de l’Etranger s’est réunie à Paris pour sa session d’automne avec un ordre du jour chargé. Les 155 Conseillers ont écouté le discours du ministre des Affaires étrangères en sa qualité de président en titre de l’Assemblée. Dans la nécessaire réforme de cette Assemblée, voilà bien un point à changer ! Une Assemblée démocratique doit pouvoir élire son président. Certes, il sera de droite, je dirai « encore de droite pour le moment », mais de la même manière que nous espérons que le Sénat passera à gauche en 2011, de même l’AFE, elle aussi, changera de majorité.

Kouchner a rappelé que « les Conseillers sont les premiers interlocuteurs du ministère des Affaires étrangères ». Cette accroche ne présageait rien de bon. Quand le ministre flatte, c’est qu’il n’a rien dans sa besace ! Il a annoncé les grandes orientations de son ministère pour l’année : assurer la sécurité des Français et répondre aux urgences et aux crises grâce à la professionnalisation du Centre de Crise et à la création du fichier Ariane pour les voyageurs qui pourront s’y enregistrer avant de partir pour les pays à risques ; assurer un service de proximité avec l’allègement des procédures pour la remise des passeports biométriques et des procédures administratives ; maintenir l’aide sociale à 16, 9 millions d’euros comme l’an dernier ; poursuivre l’aide à la recherche d’emploi dans les pays où ces Antennes-Emploi fonctionnent bien ; aider à la scolarité avec 105 millions d’euros pour la prise en charge des élèves français dans les classes de secondes, premières et terminales dans les écoles françaises à l’ étranger ; préparer les élections présidentielles et législatives - celles-ci, pour la première fois hors de France en 2012 - et les élections à l’AFE, probablement en 2013; réformer la politique culturelle extérieure de la France avec la création du label « Institut Français » qui unifiera Instituts et Centres Culturels français à l’étranger.

Les différents groupes ont exprimé devant le ministre leurs inquiétudes : les risques encourus par les Français dans certaines régions, les problèmes quant au déroulement des législatives, l’insuffisante dotation budgétaire pour la prise en charge de la scolarité dans les classes des lycées français à l’étranger. Notre camarade Jean-Pierre Capelli, Président du Groupe ADFE à l’AFE, en notre nom, a évoqué, au grand dam de la droite, l’image de la France à l’étranger écornée par les déclarations xénophobes des plus hautes Autorités de l’Etat, a souligné que les Français de l’Etranger sont eux aussi des immigrés et a insisté sur la nécessité de revenir aux principes républicains.

Ce fut une étrange session que cette 13ème session de l’AFE ! Nous avons vu défiler des souris vertes. Vous souvenez-vous de la comptine « une souris verte qui courait dans l’herbe… » ? Ce fut le défilé des Non Possumus. Kouchner ? Pathétique. « Inquiet-pour-les-Français-qui-courent-des-risques-dans-les-pays-à-risques-pour-la-prise-en-charge-de-la-scolarité-attendons-le-rapport-des-deux-parlementaires-j’ai-refusé-d’appliquer-la-RGPP-2-à-mon-ministère-je-me-suis-battu-pour-l’aide-sociale-j’espère-être-encore-au-gouvernement-pour-signer-les-décrets-sur-la-réforme-de-la-politique-extérieure-de-la-France…mais-nous-avons- réussi-à-mater-le-volcan-islandais ! », le tout ponctué de coups de menton… Xavier Darcos, Ambassadeur en mission pour la politique culturelle extérieure de la France ? Empêtré dans la réforme qui sera d’abord tentée dans une dizaine de pays : Inde, Syrie, Portugal, Canada ou Québec, Estonie ou Lettonie, Ghana ou Kenya… Vu les contraintes budgétaires, il a avoué être à la recherche de mécènes…

Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’Etat pour le Commerce Extérieur ? Satisfaite d’elle-même. Nullement gênée par le déficit du commerce extérieur, elle a espéré la rédemption de la France si nous parvenons à 2/3 d’entreprises exportatrices alors qu’il n’y en a actuellement qu’1/3. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé ? Par compassion, je m’abstiendrai de tout qualificatif. Elle est intervenue sur la bioéthique et a refusé de répondre à nos légitimes questions en prétendant qu’elles ne relevaient pas de sa compétence.

Le Président du Sénat, Gérard Larcher ? Homme de terrain et de dossiers, il ne fait pas partie des souris vertes. Il a célébré la diversité culturelle des binationaux, la nécessité de réussir ensemble les élections législatives de 2012 à l’étranger, a admis que le Sénat attendait le rapport de deux parlementaires sur la prise en charge des élèves français à l’étranger et a déclaré que cette politique faisait débat en raison de son coût exorbitant. Il a souhaité que l’Assemblée des Français de l’Etranger devienne une vraie collectivité de proximité, dotée d’autonomie. A force de les répéter et de tenir bon, nos idées s’imposent peu à peu. Tant que nous ne sommes pas majoritaires, il nous faut être les plus tenaces, les plus coriaces, les plus résistants. C’est ainsi que le groupe ADFE a réussi à piéger la droite. Nous avons réclamé, en application de l’article 6 du Règlement intérieur, une discussion d’urgence sur « la nécessité d’un vote d’une motion de l’AFE sur la garantie d’une dotation budgétaire correspondant aux besoins du programme 151 « aides à la scolarité ». La droite cria au détournement de procédure et vota contre, révélant son incohérence. Nous saurons nous en servir.

A l’accoutumée, les Conseillers ont écouté le rapport de François Saint-Paul, Directeur des Français de l’Etranger. Les Conseillers pouvant interroger le Directeur de la DFAE, je suis intervenue sur la réforme de l’état-civil consulaire, la négociation des accords de sécurité civile entre la France et certains pays dont Israël, Malte, Andorre, la nécessité d’un texte réglementaire définissant les Comités Consulaires de Sécurité et les enlèvements de Français. J’ai posé deux questions orales sur la CNAV et les certificats de vie et les demandes de cartes et pensions d’Anciens Combattants ainsi que neuf questions écrites sur les sépultures civiles en Algérie, les cotisations d’assurance maladie pour les Français résidant hors Union Européenne, le refus de la CNAV et des caisses complémentaires d’accepter les RIB étrangers, l’effet collectif de la naturalisation sur les enfants mineurs, l’établissement d’un document de présomption de naissance, la transmission des dossiers de demandes de CNF au Service de la Nationalité, les CNF et la filiation légitime ou naturelle, la discrimination dans l’imposition sur le revenu entre Anciens Combattants et l’exigence de pièces complémentaires pour les demandes de CNF.

Et les souris vertes ? Elles sont reparties en couinant : « Non possumus…non possumus ». A la 13ème session de l’AFE, étaient manifestes l’impuissance gouvernementale à mener la France par mer agitée et l’étincelante vacuité des valeurs de la droite.

Daphna Poznanski

Conseiller des Français d’Israël à l’AFE

Vice-Présidente de la Commission des Lois à l’AFE

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 01:57

Avril 2011

 

Richard Yung, sénateurs des Français hors de France, revient sur le thème de l’idée d’imposer les Français à l’étranger. Une mise au point intéressante.

 

Trois questions à Richard Yung, sénateur des Français établis hors de France

 

Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a proposé un impôt sur le revenu des Français résidant hors de France. Cette proposition est-elle opportune ?

 

On peut regretter que Jérôme Cahuzac n’ait contacté aucun des responsables socialistes des Français établis hors de France, que ce soit les sénateurs ou le premier secrétaire de la Fédération des Français à l’étranger. Il aurait pu, s’il l’avait fait, bénéficier de notre connaissance du terrain et du sujet et avoir une perspective différente de la situation.

De plus, ce qui a pu choquer dans la proposition de Jérôme Cahuzac est le lien qu’il impliquait entre le paiement de l’impôt en France et la nationalité. Il voulait en effet “rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis”, parce que la France est le pays “où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils ont été à l’école”. Cela révèle une totale méconnaissance de ce qu’est la présence française à l’étranger.

Méconnaissance identique d’Henri Emmanuelli qui lors du débat en commission des finances a dit : “Ces expatriés, pour la plupart, ont fait des études universitaires et bénéficié de la sécurité sociale. La France a investi sur eux. Il serait tout à fait naturel qu’ils contribuent en retour”.

 

Une telle imposition est-elle possible ?

 

Pour commencer, il ne faut pas oublier que plusieurs milliers des Français établis hors de France paient déjà des impôts en France, au centre national des non-résidents, pour un montant d’environ 350 à 400 millions d’euros par an.

Sur le plan technique et diplomatique, il serait très difficile au gouvernement de dénoncer et renégocier plus d’une centaine conventions fiscales. À cet égard, la France dispose de moins de moyens de persuasion que les Etats-Unis, un des rares pays ayant une imposition pour ses nationaux vivant à l’étranger.

J’avais moi même étudié la question il y a 3 ans à la suite d’une proposition similaire de Dominique Strauss-Kahn. Nous avions tenu plusieurs réunions de travail avec le service de la législation fiscale et celui de la fiscalité européenne à Bercy.

La conclusion avait été très claire : il n’y a aucune faisabilité technique ou juridique à cette approche.

 

Une telle imposition est-elle souhaitable ?

 

Si on fait abstraction de la faisabilité technique, la proposition de Jérôme Cahuzac vise à frapper les “exilés” fiscaux. La fraction des revenus supérieure à six fois le plafond annuel de la sécurité sociale, soit plus de 200 000 €, serait taxée à 5 %.

Sur le plan éthique, c’est une idée qui peut être discutée, même si je doute que beaucoup de Français établis hors de France, surtout parmi les binationaux, aient un revenu annuel supérieur à 20 000 €. Cela est-il de nature à faire fuir l’électorat de gauche ? Nous ne cessons de dire qu’il faut revenir à l’impôt et que les déficits actuels dont on nous rebat les oreilles sont dus uniquement aux baisses d’impôt accordés par Sarkozy. Il nous faut avoir le courage de notre politique.

 

R.Yung

 

Novembre 2010

 

Imposition des Français à l'étranger: objet de fantasmes

 

Il y a décidément beaucoup de polémiques en ce moment. Après celui de la double nationalité, voici celui de la fiscalité des Français à l’étranger. Ce n’est pas la première fois que l’on en parle. Rappelez-vous, lors de la campagne présidentielle en 2007, ce sujet avait aussi été traité et…rejeté. A gauche comme à droite, l’opposition à cet amendement a été unanime.

 

Voici un article de France-Amérique faisant le point sur cette affaire et la réaction du groupe de Français du monde-ADFE à l’Assemblée des Français de l’étranger.

 

Les députés vont se prononcer sur un impôt pour les Français de l'étranger

 

 

france-amerique-logo.pngCréer un impôt sur le revenu pour les Français de l'étranger, c'est ce que propose le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale. Il a déposé un amendement en ce sens qui sera discuté lors des débats sur le budget 2011.

 

Cliquez sur:

http://www.france-amerique.com/articles/2010/10/18/l_assemblee_va_se_prononcer_sur_un_impots_pour_les_francais_de_l_etranger.html

 

 Voir aussi l'article sur le Nouvel Observateur

 

logo nouvel obsLe président PS de la commission des Finances de l'Assemblée va proposer un impôt sur le revenu des Français qui sont à l'étranger, avec un amendement au projet de budget 2011.

Lire la suite:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20101006.OBS0892/cahuzac-veut-faire-payer-des-impots-aux-francais-de-l-etranger.html  

Paris, le 5 novembre 2010

 

Soumettre les Français à l’étranger à l’impôt en France. Beau sujet de polémique électorale. Mais bizarrement quand Jean Arthuis, président centriste de la commission des finances du Sénat, membre de la majorité présidentielle, cherche publiquement les moyens de soumettre à  l’impôt les Français de l’étranger, et écrit en ce sens à la ministre des Finances, rien ne bouge chez les sénateurs et les élus à l’Assemblée des Français de l’étranger de la majorité. Pourtant ils avaient crié haro sur la proposition de Jérôme Cahuzac qui ne visait à imposer que les revenus des Français vivant à l’étranger dès lors qu’ils étaient supérieurs à 200 000 euros par an, c’est-à-dire supérieurs à 18 000 euros mensuels.

Français du Monde-ADFE rappelle que rares sont les Français de l’Etranger dont les revenus dépassent le 10ème de 18 000 euros mensuels ! Elle récuse l’image qui est actuellement largement propagée assimilant les Français de l’étranger à des nantis, jetant dans le même sac exilés fiscaux, rentiers, compatriotes salariés et petits entrepreneurs. Il faut mettre un terme à ces amalgames. Les Français de l’étranger ne sont ni des assistés, ainsi que le sous-entend Jean Arthuis, ni d’opulents expatriés.

 

Français du Monde estime qu’en l’état actuel des conventions bilatérales visant à éviter la double imposition, la situation des Français de l’étranger est claire. Ils paient leurs impôts sur le revenu et les taxes là où ils vivent et le montant en est souvent supérieur à celui dont ils seraient redevables en France. Leurs revenus de source française sont imposés en France, soit une rentrée annuelle de 350 à 400 millions d’euros par an. A l’exception des exilés fiscaux -grands amis par ailleurs de l’UMP- les Français de l’étranger ne se soustraient aucunement à l’impôt.

 

Une réforme de la fiscalité appliquée aux Français de l’étranger ne saurait être envisagée sans que le gouvernement ne prenne la mesure de la réalité du quotidien de nos compatriotes en matière administrative scolaire et sociale. Nous en sommes loin.

Le bureau national de Français du Monde-ADFE

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:26

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Motion

 

Les adhérents de Français du monde ADFE réunis en AG le 28 août 2010 expriment leur vive inquiétude face à la réforme des retraites annoncée et partagent la colère de leurs compatriotes.

Français établis à l’étranger, nous effectuons des carrières discontinues qui ne nous permettront pas d’atteindre un niveau de retraite décent.

Un grand nombre d’années de cotisations à l’étranger sont perdues pour nous, faute d’accords bilatéraux entre la France et les pays où nous avons travaillé.

Les femmes sont particulièrement pénalisées car elles abandonnent encore souvent leur emploi pour suivre leur conjoint. Les décotes instituées par la loi Fillon réduisent encore des retraites dérisoires.

Le recul de l’âge de départ à la retraite signifie en réalité l’impossibilité pour la majorité d’entre nous de bénéficier d’une retraite complète.

Français du monde- ADFE demande que soient pris en compte les aspects spécifiques des carrières discontinues des Français qui s’expatrient.

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 02:22

Dans cette page, nous vous proposons des sites afin de faciliter l'orientation post-scolaire de votre enfant.

 

Le site de l'Onisep

 

Vous êtes collégien, lycéen, apprenti, étudiant ou encore parent et vous vous posez des questions sur l’orientation, les filières de formation et les métiers ?

 

Le site proposé par l’Onisep (Office national d’information sur les enseignements et les professions).

Par le biais d’un service personnalisé sur internet et au téléphone, des experts vous informent et vous aident à vous repérer dans le système éducatif et les démarches d’orientation. Pour cela, vous pouvez utiliser le courrier électronique en cliquant sur “déposer une question", l’Onisep vous assurant d’une réponse entre 48 et 72 heures. Vous pouvez également accéder au tchat à partir du site, les correspondants répondant en direct à vos questions du lundi au vendredi, de 10 heures à 20 heures (heure de Paris).

Par ailleurs, des conseillers répondent à vos appels téléphoniques du lundi au vendredi, de 8 heures à 20 heures (heure de Paris) en contactant le +33 (0)1 77 77 12 25.

Enfin, le site présente une série de réponses types à la suite d’une centaine de questions fréquemment posées.

 

Cliquez sur :

www.monorientationenligne.fr

 

Le site du "Service public"

 

Vous êtes collégien, lycéen, apprenti, étudiant ou encore parent et vous vous posez des questions sur l’orientation, les filières de formation et les métiers ? Retrouvez le site "www.monorientationenligne.fr" proposé par l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep). Par le biais d’un service personnalisé sur internet et au téléphone, des experts vous informent et vous aident à vous repérer dans le système éducatif et les démarches d’orientation. Pour cela, vous pouvez utiliser le courrier électronique en cliquant sur "déposer une question", l’Onisep vous assurant d’une réponse entre 48 heures et 72 heures. Vous pouvez également accéder au "t’chat" à partir du site, les correspondants répondant en direct à vos questions du lundi au vendredi, de 10 heures à 20 heures. Par ailleurs, des conseillers répondent à vos appels téléphoniques du lundi au vendredi, de 8 heures à 20 heures soit en contactant le 01 7777 12 25 (appel non surtaxé), soit en contactant le 0810 012 025 (coût d’un appel local). Enfin, le site présente une série de réponses types à la suite d’une centaine de questions fréquemment posées.

 

        Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep

Où se former ? Où s’informer ?

Les métiers

 

Ministère de l’éducation nationale

Nouveaux services de l’orientation

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 02:08

Le site "Acte d'état civil" vous permet d'obtenir une copie ou un extrait d'état civil en quelques clics, y compris pour des actes (naissance, mariage ou décès) effectués à l'étranger, puisque le site est en lien avec le Service central d'Etat civil du ministère des Affaires étrangères. Pour les personnes nées en France ou dans les Dom-Tom, la commande ne vous demandera guère plus de cinq minutes. Vous indiquez l'adresse postale à laquelle vous désirez recevoir le document et hop! vous êtes censés recevoir ce dernier en quelques jours.

Bon à savoir: vous pouvez effectuer votre demande pour un proche (conjoint, enfant, parent, frère ou soeur...)

 

Cliquez sur: 

https://mdel.mon.service-public.fr/acte-etat-civil.html

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:49

MELINCUE, Argentina, 

  "Gracias Melincué por haberlos cuidado", reza una placa colocada este sábado en el cementerio del pueblo que cobijó 34 años sin conocer sus nombres los restos de Yves Domergue y Cristina Cialceta, un francés y una mexicana desaparecidos en la dictadura argentina.

plaque-commemorative.jpg

Plaque commémorative

La placa de cerámica quedará para siempre sobre un pequeño altar colocado en el ingreso del cementerio de Melincué, en homenaje a este pueblo rural de 2.400 habitantes, 340 km al noroeste de Buenos Aires, donde estuvieron enterrados los cuerpos desde el 29 de septiembre de 1976.

"Alivio, eso es lo que siento", dijo a la AFP un emocionado Jean Domergue, el padre de Yves, de 80 años, venido desde Francia y como atornillado al piso frente a la placa, rodeado de desconocidos que lo abrazaban y saludaban afectuosos en un frío pero soleado mediodía del invierno austral.

Al lado de Jean estaban tres de sus nueve hijos, Eric, François y Brigitte, los dos últimos también llegados de Francia, y sus tres nietos argentinos, Ana, Daniel y Pablo, además de dos primas de Cristina.

Al caer la tarde y con la presencia de María Elena Marull, la mamá de Cristina, de 88 años, los homenajes culminaron en Rosario, a 120 km de Melincué, cuando la familia arrojó las cenizas unidas de la pareja y plantaron en su nombre un árbol timbú, una especie autóctona, en el Bosque de la Memoria.

En Rosario, 310 km al norte de Buenos Aires y cuna de Ernesto 'Che' Guevara, donde Cristina, nacida en México, vivía con su mamá argentina, la pareja fue secuestrada en 1976, cuando Yves tenía 22 y su novia 20.

Desde entonces sus familiares los buscaron infructuosamente, pero ellos habían sido enterrados sin identificar en Melincué, uno al lado del otro, en dos tumbas cuidadas por manos anónimas que nunca dejaron de ponerle flores.

Un trabajo escolar impulsado en 2003 por la profesora de Etica Ciudadana, Juliana Cagrandi, permitió descubrir las historias de esos dos jóvenes que habían sido encontrados acribillados a balazos y con señales de tortura por Agustín Buitrón, dueño de un campo cercano antes de ser inhumados.

"Ojalá mi papá hubiera estado aquí", le dijo emocionada Beatriz Buitrón, de 69 años, hija del hombre, ya fallecido, que halló los cuerpos a la vera de una ruta rural, al encontrarse por primera vez con Jean Domergue.

"Hemos venido a decirles que valió la pena. Promoción 2003", se leía poco después en un pasacalle colocado en la puerta del colegio secundario del pueblo, cuyos alumnos generaron aquel informe clave.

En el patio cerrado del colegio, unas 300 personas se emocionaron con un video familiar con imágenes del pequeño y del joven Yves, y lagrimearon con un poema escrito por Eric, 54 años, el único de los nueve hermanos que sigue viviendo en Argentina, de donde la familia había regresado a Francia en 1974.

"Es un día emocionante, en lo personal. Un día de alegría y de amargura a la vez. Y de esperanza para las otras familias que siguen buscando (a sus desaparecidos) desde hace 30 años", dijo a la AFP el embajador de Francia, Jean-Pierre Asvazadourian, presente en las ceremonias junto al gobernador de la provincia de Santa Fe (centro-oeste), Hermes Binner.

Yves Domergue es uno de los 18 desaparecidos de origen francés, y uno de los dos de esa nacionalidad cuyos restos fueron recuperados e identificados por el trabajo del Equipo de Antropología Forense.

Los restos de la monja Léonie Duquet, secuestrada en diciembre de 1977 e identificados en 2005, reposan en Buenos Aires en la Iglesia de la Santa Cruz, donde el domingo se realizará una ceremonia religiosa en homenaje a Yves y Cristina.

Unas 30.000 personas desaparecieron durante la dictadura (1976/83) en Argentina, según organismos humanitarios.

7 Ago 2010

Liliana Samuel (AFP)

 

Voir aussi sur le même sujet:

http://fdmadfe.conesud.over-blog.com/article-les-corps-d-yves-domergue-et-de-sa-compagne-disparus-pendant-la-dictature-argentine-retrouves-54793354.html

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 20:08

France Télévisions a lancé Pluzz, son nouveau portail Web de télévision de rattrapage. Ce service, gratuit, permet en effet de (re)voir 80 % des programmes des cinq chaînes du groupe - France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô - jusqu'à présent dispersés sur plusieurs sites. Dès aujourd'hui, 300 programmes et 790 vidéos sont disponibles : magazines, journaux télévisés, fictions... à l'exception du cinéma. Chaque jour, 72 heures de contenus seront mises en ligne après diffusion sur les chaînes TV (en léger différé), et y resteront une semaine avant de disparaître. Lancée par la plupart des chaînes il y a deux ans, la télévision de rattrapage ("catch-up TV") rencontre depuis un franc succès en France, en particulier chez un public jeune. Les chaînes concurrentes TF1 (Vidéos TF1), M6 (M6 Replay), Arte (Arte+7) et Canal+ (Canal+ à la demande) proposent également leur offre complète de "catch-up".

 

Cliquez sur:

http://www.pluzz.fr/

 

Sources:lemondefr pet



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